mars 16, 2021 | Documents

Au printemps 2020, COVID-19 a entraîné un arrêt sans précédent de la vie publique et économique à travers le monde. Dans une période par ailleurs tragique, cela constitue une expérience naturelle unique pour étudier l’impact environnemental d’une telle “dé-mondialisation”.

Dans cet article publié dans la revue scientifique Environmental Research Letters, des chercheurs E4S et coauteurs estiment l’impact à moyen terme d’une batterie de mesures de confinement liées au COVID- 19 sur la qualité de l’air dans 162 pays. Ils constatent que les mesures de confinement nationales et internationales ont globalement conduit à une baisse substantielle de la pollution atmosphérique, qui persiste à moyen terme, même lorsque les confinement sont levés.

Il existe cependant une hétérogénéité substantielle entre les différents types de mesures de confinement, les différents pays et les différentes sources de pollution. Les trajectoires de certaines pays sont beaucoup plus attrayantes (avec moins de victimes COVID-19, moins de ralentissement économique et des réductions de pollution plus importantes) que d’autres. Ces résultats ont des implications politiques importantes et mettent en évidence la possibilité de “reconstruire en mieux” une économie durable où la pollution peut être jugulée d’une manière moins coûteuse économiquement que pendant la pandémie de COVID-19.

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Jean-Philippe Bonardi, UNIL-HEC

Quentin Gallea, University of Zurich

Dimitrija Kalanoski, University of Manchester

Rafael Lalive, UNIL-HEC

Raahil Madhok, University of British Columbia

Frederik Noack, University of British Columbia

Dominic Rohner, UNIL-HEC

Tommaso Sonno, University of Bologna & LSE